La simplicité du « prêt à planter »

La culture de l’ail est une des plus simples et des plus faciles à réussir !

Une culture peu exigeante

Une précaution indispensable : éviter de planter dans un sol qui a porté l’année précédente une plante de la même famille : ail, échalote, oignon, poireau.

L’ail pousse dans tous les sols pourvu qu’ils soient aérés et non sableux. Il se contente de reliquats de fumure des cultures précédentes. Une fumure de fond, pourvue en potasse et en soufre mais non azotée, peut néanmoins être profitable.

L’ail est une culture écologique : si l’on a pris soin de planter des plants certifiés pour éviter les maladies transmises par le plant (virus, pourritures, nématodes) il nécessite rarement des traitements.

+ On peut le cultiver même sans jardin !

Les feuilles d’ail peuvent se manger comme la ciboulette : en salade, en omelette ou mélangées à du fromage blanc. On peut en avoir toute l’année à la maison en plaçant un bulbe d’ail sur le goulot d’une carafe pleine d’eau que l’on renouvelle régulièrement. Il se développe des feuilles que l’on peut couper à volonté pour les consommer.

Dessin bulbe ail en terre
© Camille Ferrari
Photo ail dans la main plantation
© GNIS - Paul Dutronc

Une plantation rapide

Séparez les caïeux (gousses) juste avant la plantation et ne conservez que les plus gros, sains et bien formés. Les petits caïeux du centre de la tête peuvent être utilisés pour la cuisine.

Plantez les caïeux à 3 cm de profondeur, pointe en haut, espacés d’environ 10 cm, sur des rangs distants de 30 cm. Dans les terrains qui se ressuient mal, on plante sur des billons d’une dizaine de centimètres de hauteur.

On peut aussi planter plus serré pour la production d’aillets dont l’arrachage précoce éclaircira la plantation destinée à une récolte plus tardive.

+ La culture en jardinière

Choisissez une jardinière sans réserve d’eau. Remplissez-la d’un mélange de tourbe et de terreau. Placez-la sur le rebord d’une fenêtre exposée au soleil. Il est possible de rentrer la jardinière dans la maison, cela permet de hâter la récolte de quelques jours. Toutefois, vous devez la laisser à l’extérieur jusqu’à fin janvier. En effet, les bulbes puis les jeunes plantes ont besoin d’une période de froid pour se développer.

Un entretien limité

Quelques binages pour éliminer les mauvaises herbes et, si le mois de mai est sec, des arrosages au moment de la formation des bulbes suffiront à obtenir une culture pleine de vigueur.

+ L'ail n'est pas réservé au Sud

L’ail peut se cultiver en toutes régions. Il supporte bien le froid et pousse bien dans tous les types de sol. Il craint seulement ceux longtemps humides en hiver.

Pour une culture en pleine terre, choisissez un endroit ensoleillé. Un bêchage à l’automne et un griffage du sol juste avant la plantation suffisent pour préparer le sol.

On peut utiliser un fertilisant pour bulbes à fleurs. En bonne terre de jardin, une fertilisation n’est pas nécessaire.

Binage manuel ail au jardin
© Adobe Stock : Alena

Une récolte facile à étaler

Photo ail frais
© GNIS - Paul Dutronc
Photo jardiniers qui récoltent de l'ail
© Vimeo : Wild Bunch Media
Les multiples utilisations de l’ail permettent d’étaler la récolte sur plusieurs mois.

Pour une plantation d’automne on peut récolter :

Dès avril

Les aillets (ou jeunes plants) : obtenus en arrachant la plante avant la formation du bulbe, délicieux à la croque au sel ou hachés dans les salades, les fromages blancs…
Les feuilles : coupées comme la ciboulette, pour parfumer les salades et omelettes

En mai

Les bulbes déjà formés : récoltés en vert au fur et à mesure des besoins de la cuisine. Les plantes bien vertes issues de plants certifiés permettent de consommer aussi bien le bulbe que les feuilles. A consommer tout de suite car les bulbes encore gorgés d’eau ne se conservent pas.

A partir de juin

L’ail à maturité : dès que la partie supérieure des feuilles est sèche, on peut récolter de l’ail qui se conservera. Il suffit de laisser les bulbes sécher à l’ombre quelques jours (le soleil provoque des brûlures et diminue la conservation). Les enfants pourront ensuite s’amuser à faire des tresses qui décoreront la cuisine !

Bien conserver l’ail de consommation

Récolté à surmaturité, l’ail se conserve moins bien. Pour une conservation de longue durée, récoltez l'ail lorsque la moitié supérieure des feuilles est sèche.

Quelques précautions en culture

N’arrosez pas votre culture d’ail pendant le dernier mois avant la récolte. Récoltez à pleine maturité, par temps sec, de préférence l’après-midi. Laissez sécher tiges et bulbes à l’ombre pendant quelques jours (le soleil provoque des brûlures qui diminuent la conservation).

Tenez-le au chaud !

Après la récolte l’ail entre en dormance et est incapable de germer. Une chute de température fait disparaître cette dormance. Pour une conservation de longue durée, l’ail doit être maintenu à une température supérieure à 18 °C et ne pas subir de coup de froid.

Le lieu de conservation le plus indiqué est donc le lieu de son utilisation : la cuisine !

En botte, en tresse ou en filet bien aéré, l’ail y assurera une présence sympathique et décorative et sera toujours à portée de main pour venir enrichir tous vos plats.

Tresses ail
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